Un voyageur vérifie son passeport et ses documents de voyage à une table avant un départ international.
Publié le 19 octobre 2026

Un passeport encore valide ne suffit pas toujours pour partir à l’étranger. Selon la destination, la nationalité, l’itinéraire et le motif du séjour, un voyageur peut avoir besoin d’un visa, d’une autorisation électronique, de justificatifs complémentaires ou de documents spécifiques pour une escale. L’absence d’une seule pièce peut entraîner un refus d’embarquement ou d’entrée sur le territoire.

Pour éviter cette situation, les formalités administratives doivent être vérifiées à partir de sources officielles et adaptées à chaque voyageur. Une liste récupérée sur Internet, même récente, ne remplace pas cette démarche : les conditions applicables à son auteur peuvent être différentes.

La méthode la plus sûre consiste à examiner successivement les documents d’identité, les autorisations d’entrée, les éventuelles obligations de transit, puis les contrôles effectués par le transporteur. Ces vérifications doivent commencer avant toute réservation difficilement remboursable et être actualisées à l’approche du départ.

Les vérifications essentielles avant un voyage international

  • Contrôler les exigences selon la nationalité, le passeport utilisé, la durée du séjour et l’ensemble des pays traversés.
  • Consulter les autorités officielles de destination, puis confirmer les conditions documentaires auprès du transporteur.
  • Préparer une checklist personnalisée, vérifier la cohérence des documents et refaire un contrôle quelques jours avant le départ.

Pourquoi deux voyageurs allant au même pays peuvent-ils faire face à des formalités différentes ?

Deux voyageurs peuvent être soumis à des formalités différentes pour une destination identique parce que les conditions d’entrée dépendent notamment de leur nationalité, du passeport présenté, de leur statut de résidence et du motif du séjour. La durée du voyage et les pays traversés peuvent également modifier les documents exigés, même lorsque les billets et les dates sont identiques.

La destination ne détermine donc pas, à elle seule, les obligations administratives. Les autorités du pays d’arrivée examinent la situation individuelle de chaque personne. Un voyageur peut bénéficier d’une dispense de visa tandis qu’un autre doit déposer une demande préalable, bien qu’ils partent ensemble et séjournent au même endroit.

Le port officiel France-Visas illustre ce principe pour la France et l’espace Schengen : l’obligation de visa dépend notamment de la nationalité, du type de passeport, de la possession éventuelle d’un titre de séjour et de la durée du séjour. Ces critères sont détaillés dans les questions fréquentes du portail officiel France-Visas.

Le motif du séjour joue aussi un rôle. Un déplacement touristique de courte durée, une activité professionnelle, une formation et une installation prolongée ne relèvent pas nécessairement des mêmes autorisations. Une exemption applicable au tourisme ne signifie pas qu’il est possible d’exercer une activité rémunérée sans autre démarche.

Les doubles nationalités exigent une attention particulière. La nationalité retenue pour vérifier les formalités doit correspondre au passeport effectivement utilisé. Un titre de séjour délivré par le pays de résidence ne remplace pas automatiquement les documents exigés par un pays tiers.

Enfin, le transit constitue une vérification indépendante. Selon l’itinéraire et la nationalité, une correspondance peut nécessiter un visa de transit aéroportuaire, même sans sortie de la zone internationale. Un changement d’aéroport ou un passage au contrôle d’immigration peut modifier la situation.

Cette distinction est indispensable pour établir une checklist individuelle : celle-ci doit couvrir non seulement le pays d’arrivée, mais aussi les éventuelles étapes intermédiaires.

Comment construire une checklist administrative fiable avant un départ international ?

Une checklist administrative fiable se construit en séparant les documents d’identité, les autorisations d’entrée, les exigences du transporteur, les justificatifs liés au séjour et les éventuelles obligations sanitaires. Pour chaque élément, il faut identifier la source officielle, la date de vérification et le moment où le document pourra être demandé. Cette organisation limite les oublis et facilite les contrôles avant le départ.

Il est préférable de créer une liste par voyageur et par itinéraire. Une simple liste de documents ne suffit pas : elle doit préciser ce qui est obligatoire, ce qui dépend d’une condition particulière et ce qui relève seulement d’une recommandation pratique.

Le classement suivant permet de distinguer les contrôles auxquels chaque document peut être soumis.

Organisation des vérifications administratives avant un départ international
Catégorie Éléments à contrôler Source de vérification
Identité Passeport ou carte d’identité acceptée, validité, état du document Autorités du pays de destination
Entrée et transit Visa, autorisation électronique, exemptions et formalités des escales Ambassade, consulat ou portail gouvernemental compétent
Transport Documents contrôlés à l’enregistrement et conditions d’embarquement Transporteur concerné
Séjour Hébergement, ressources, justificatifs professionnels ou scolaires selon le cas Autorités compétentes pour l’entrée et le séjour
Santé et assurance Certificats et assurances éventuellement obligatoires Autorités sanitaires et administratives compétentes

Une seconde colonne de contrôle peut préciser le moment de présentation : enregistrement, embarquement, frontière ou formalités sur place. Cette distinction évite de supposer qu’un document inutile au comptoir sera également inutile à l’arrivée.

La cohérence entre les pièces mérite un examen spécifique. À titre d’exemple hypothétique, un voyageur obtient une autorisation électronique associée à un passeport, puis renouvelle celui-ci. Il doit vérifier si l’autorisation reste valable avec le nouveau document. Un changement de numéro peut imposer une nouvelle démarche selon les règles applicables.

Checklist administrative en cinq actions vérifiables

  1. Renseigner la nationalité, le type de passeport, le motif et les dates du voyage dans une fiche individuelle : conserver une fiche complétée par voyageur.
  2. Examiner les exigences d’identité et de validité auprès des autorités compétentes : inscrire la date d’expiration et la règle applicable dans la fiche.
  3. Vérifier les visas, autorisations électroniques et formalités de chaque transit : établir un tableau indiquant les obligations et leur état d’avancement.
  4. Confirmer les justificatifs demandés par la compagnie et le pays d’arrivée : enregistrer les réponses ou références officielles avec leur date.
  5. Contrôler les concordances entre passeport, billet et autorisations, puis préparer les originaux et copies utiles : cocher chaque document après vérification matérielle.

Une checklist devient réellement opérationnelle lorsque chaque obligation dispose d’un statut clair : « à demander », « en attente », « obtenu » ou « vérifié ». Elle peut être préparée dans un tableau numérique et accompagnée d’un dossier physique.

La liste reste cependant un outil d’organisation, pas une autorisation de voyager. Sa fiabilité dépend de la qualité des informations recueillies et de leur confirmation auprès du transporteur.

Règles du pays de destination ou exigences de la compagnie : lesquelles faut-il vérifier en premier ?

Les règles du pays de destination doivent être vérifiées en premier, car elles déterminent les conditions légales d’entrée et de séjour. Il faut ensuite contrôler les exigences documentaires du transporteur avant de réserver ou de prendre l’avion. Ces vérifications sont complémentaires : être admissible selon les autorités étrangères ne garantit pas, à lui seul, que tous les documents nécessaires à l’embarquement ont été présentés.

Les autorités du pays de destination définissent les règles applicables à l’entrée sur leur territoire. Elles peuvent contrôler l’identité, la validité du visa, le motif du voyage, les ressources ou d’autres justificatifs prévus par leur réglementation.

De son côté, la compagnie aérienne examine les documents avant de transporter le passager. Ses procédures de contrôle et les informations documentaires dont elle dispose peuvent conduire à un refus d’embarquement lorsqu’une condition lui paraît non satisfaite.

L’International Air Transport Association (IATA) propose une base d’information sur les exigences relatives aux passeports, aux visas et à la santé. Selon l’organisme, cette base s’appuie sur plus de 1 000 sources officielles et est largement utilisée dans le secteur aérien. Le fonctionnement du service est présenté dans le centre d’information sur les documents de voyage de l’IATA.

Cette base constitue un instrument de vérification pratique, mais elle ne remplace ni les textes applicables du pays concerné ni une confirmation spécifique du transporteur.

Différences entre le contrôle du transporteur et celui des autorités frontalières
Critère Compagnie aérienne Autorités frontalières
Moment Enregistrement ou embarquement Entrée sur le territoire
Objectif Vérifier notamment les documents permettant le transport et l’admissibilité apparente Déterminer si les conditions légales d’entrée sont remplies
Documents Passeport, visa, autorisation et autres justificatifs selon l’itinéraire Documents d’identité, autorisations et preuves complémentaires selon la réglementation
Conséquence possible Refus d’embarquement Refus d’entrée

Une compagnie peut demander la présentation d’un billet de retour ou de continuation afin de vérifier une condition d’entrée qu’elle doit appliquer. Dans certains cas, ses procédures internes peuvent nécessiter une clarification documentaire supplémentaire. Il ne faut toutefois pas en déduire que les compagnies imposent systématiquement des règles plus strictes que les États.

En cas d’ambiguïté, il est prudent de demander une réponse écrite au transporteur, en fournissant la nationalité, le type de passeport et l’itinéraire complet. Conserver la page officielle consultée et la réponse obtenue aide à documenter les vérifications effectuées, sans constituer une garantie contre tout refus.

Une fois les deux niveaux de contrôle examinés, il reste à vérifier que les informations consultées sont suffisamment récentes pour être utilisées lors du voyage.

Quels risques prend-on en utilisant une ancienne checklist trouvée en ligne ?

Utiliser une ancienne checklist expose à préparer son voyage selon des conditions qui ne sont plus applicables. Une obligation de visa, une autorisation électronique, un justificatif sanitaire ou une règle de transit peut avoir évolué depuis la publication du document. Le risque principal est de découvrir cette différence à l’enregistrement ou à la frontière, lorsqu’il est parfois trop tard pour la corriger.

Les articles de voyage, forums et listes partagées entre particuliers peuvent être utiles pour identifier des questions à poser. Leur contenu ne constitue cependant pas une référence administrative suffisante.

Une checklist publiée sans date ne permet pas de déterminer à quelle réglementation elle correspond. Même un article daté peut ne plus être fiable si les informations n’ont pas été mises à jour après un changement officiel.

Les témoignages présentent une autre limite : ils décrivent généralement une situation individuelle. Une personne ayant franchi une frontière sans difficulté peut bénéficier d’une exemption particulière ou avoir présenté des documents que son récit ne mentionne pas.

Le fait qu’un contrôle n’ait pas porté sur une pièce donnée ne prouve pas que cette pièce était facultative. Les vérifications concrètement réalisées peuvent varier, tandis que les obligations applicables restent déterminées par les autorités compétentes.

Pour évaluer une checklist trouvée en ligne, trois critères sont particulièrement utiles :

  • La date : le contenu affiche-t-il une date de publication ou de mise à jour identifiable ?
  • La traçabilité : les exigences mentionnées renvoient-elles à des institutions compétentes pour la destination ?
  • La concordance : les informations correspondent-elles aux conditions actuellement présentées par les autorités concernées ?

Une date récente ne constitue pas une preuve suffisante. Un contenu peut avoir été actualisé sans que toutes les règles aient été vérifiées. Inversement, une page officielle non datée peut rester pertinente, mais elle mérite une confirmation lorsqu’une obligation essentielle est en jeu.

Il convient également de distinguer les informations administratives des expériences personnelles. Un commentaire indiquant qu’un visa n’a pas été demandé à une personne ne signifie pas que l’ensemble des ressortissants de son pays en sont dispensés.

Lorsqu’une ancienne liste contredit une information institutionnelle actuelle, il faut examiner la source officielle pertinente et, si nécessaire, solliciter une confirmation des autorités compétentes avant de prendre une décision.

Une liste fiable aujourd’hui ne le restera pas nécessairement jusqu’au jour du voyage. La fréquence des vérifications devient donc aussi importante que la qualité des sources.

Combien de temps avant le départ faut-il vérifier ses formalités administratives ?

Les formalités administratives doivent être vérifiées dès le choix de la destination, avant l’achat des prestations importantes, puis une nouvelle fois à l’approche du départ. Il n’existe pas de délai unique valable pour tous les voyages : les démarches à anticiper dépendent notamment du renouvellement des documents d’identité, des procédures de visa et des éventuelles obligations propres à l’itinéraire.

La préparation doit commencer par le document dont l’obtention pourrait prendre le plus de temps. Pour certains voyageurs, il s’agit du passeport ; pour d’autres, d’un visa consulaire ou d’un justificatif nécessitant une traduction, une légalisation ou une autre formalité.

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères recommande de vérifier les documents nécessaires auprès de l’ambassade ou du consulat du pays de destination et d’anticiper les démarches. Ces recommandations figurent dans les formalités de passage des frontières présentées par France Diplomatie.

Une organisation par étapes facilite l’anticipation sans supposer que toutes les destinations suivent les mêmes délais.

  1. Lors du choix de la destination : identifier les documents d’identité et les autorisations nécessaires, ainsi que les obstacles potentiels liés à la nationalité ou au transit.
  2. Avant l’achat du billet : contrôler les dates de validité, les contraintes documentaires du transporteur et les délais prévisibles d’obtention.
  3. Après la réservation : suivre les demandes en cours et vérifier que les autorisations obtenues correspondent à l’itinéraire définitif.
  4. Quelques jours avant le départ : consulter à nouveau les informations officielles, notamment en matière de transit, de santé et de restrictions temporaires.
  5. Au moment de préparer les bagages : réunir les originaux, autorisations et justificatifs dans un dossier directement accessible.

Les procédures de visa illustrent l’importance de cette anticipation. Pour les demandes de visa français de court séjour, France-Visas indique qu’un dépôt doit en principe intervenir au moins 15 jours avant la visite et au maximum six mois avant le début du séjour. Ce calendrier relève du cadre décrit par les autorités françaises et ne constitue ni une règle mondiale ni une garantie de traitement.

Pour un voyage imminent, une vérification tardive peut révéler un document impossible à obtenir avant la date prévue. À l’inverse, pour un voyage organisé longtemps à l’avance, une première validation ne dispense pas de contrôler les changements susceptibles d’intervenir entre la réservation et le départ.

Ce calendrier doit notamment intégrer un contrôle minutieux du passeport, dont la validité peut conditionner aussi bien l’achat du billet que certaines demandes de visa.

Comment contrôler la validité de son passeport avant d’acheter un billet ?

Avant d’acheter un billet international, il faut vérifier la date d’expiration du passeport, la durée de validité exigée par chaque pays concerné, le nombre éventuel de pages vierges et l’état matériel du document. Un passeport valide le jour du départ peut néanmoins être insuffisant si la destination impose une validité supplémentaire après l’entrée ou le séjour.

La première étape consiste à comparer les dates du voyage avec les règles du pays de destination et, si nécessaire, des pays de transit. Certains États exigent un passeport valable plusieurs mois au-delà de la date prévue de retour. Il serait cependant incorrect de transformer cette pratique en règle universelle.

Les exigences doivent également être rapprochées du type de passeport détenu. Les passeports provisoires ou d’urgence ne bénéficient pas nécessairement des mêmes conditions d’acceptation que les passeports ordinaires. Leur reconnaissance doit être confirmée pour chaque pays et auprès du transporteur concerné.

Le contrôle matériel complète celui des dates. Une page d’identification détériorée, une photographie difficilement reconnaissable ou un document endommagé peut entraîner des difficultés lors des vérifications. Les autorités compétentes peuvent préciser les démarches nécessaires lorsqu’un passeport n’est plus en état d’être utilisé normalement.

Le contrôle avant réservation peut être organisé en trois points :

  1. Comparer la date d’expiration avec la durée de validité officiellement exigée pour l’itinéraire complet.
  2. Vérifier le nombre de pages vierges éventuellement requis et l’acceptation du type de passeport détenu.
  3. Examiner l’état du document et confirmer ses caractéristiques auprès des sources officielles compétentes.

Le renouvellement en cours appelle une précaution supplémentaire. Une autorisation électronique ou un visa peut être associé à un passeport précis. Si le voyageur réserve puis change de document, il doit vérifier les conséquences sur les formalités déjà réalisées.

Lorsque le voyage nécessite une autorisation liée aux références du passeport, disposer du document définitif avant d’engager les démarches réduit les risques de discordance. Il faut également vérifier les informations d’identité communiquées à la compagnie et les possibilités de modification du dossier de réservation.

Une fois l’identité vérifiée, la question du visa doit être résolue avec le même niveau de précision, notamment lorsque plusieurs catégories d’autorisations coexistent.

Comment confirmer une obligation de visa sans se fier à un forum de voyageurs ?

Pour confirmer une obligation de visa, il faut consulter les informations officielles du pays de destination en indiquant la nationalité, le passeport utilisé, le motif et la durée du séjour. L’ambassade, le consulat ou le portail gouvernemental compétent constitue la référence principale. En cas de situation particulière, une demande écrite permet d’obtenir une réponse adaptée au voyage envisagé.

Les forums peuvent signaler des difficultés pratiques, mais ils ne permettent pas de déterminer avec certitude les obligations d’un autre voyageur. Une dispense valable pour une nationalité peut ne pas concerner une autre. De même, un séjour touristique court et une activité professionnelle ne relèvent pas nécessairement du même régime.

Il faut distinguer trois situations administratives souvent confondues :

  • Le visa : une autorisation relevant de la procédure applicable au type de séjour concerné, avec des conditions de demande et de validité spécifiques.
  • L’autorisation électronique de voyage : une formalité préalable prévue par certains pays, distincte d’un visa dans les systèmes concernés.
  • L’exemption de visa : une dispense qui reste soumise à des conditions et n’équivaut pas automatiquement à un droit d’entrée.

Le coût, les délais et les possibilités de dépôt diffèrent selon les dispositifs. Il faut donc identifier le nom exact de la procédure avant d’entreprendre une demande ou d’effectuer un paiement.

Pour la France et l’espace Schengen, France-Visas distingue les catégories de visas et décrit notamment des exigences propres au transit aéroportuaire. Le portail rappelle également que l’obtention d’un visa ou une dispense de visa ne garantit pas automatiquement l’admission au contrôle frontalier.

Une situation complexe mérite une vérification individualisée. C’est notamment le cas d’une double nationalité, d’un titre de séjour délivré par un pays tiers, d’un séjour prolongé ou d’un itinéraire avec plusieurs entrées sur le territoire.

La demande adressée au consulat devrait préciser les nationalités pertinentes, le passeport présenté, les dates, le motif du voyage et les transits éventuels. Une réponse écrite datée facilite le suivi du dossier et permet de retrouver les indications reçues. Elle ne se substitue toutefois pas à la décision des autorités chargées du contrôle d’entrée.

Une attention particulière doit être portée aux sites privés imitant les portails administratifs. Avant de communiquer des données personnelles ou de payer des frais, il convient de s’assurer que le service utilisé est bien celui indiqué par l’autorité compétente.

Le visa n’est cependant qu’une pièce possible du dossier. Même lorsqu’aucune autorisation préalable n’est exigée, d’autres justificatifs peuvent conditionner l’embarquement ou l’entrée.

À retenir avant de préparer le dossier de départ

  • Une exemption de visa ne signifie pas que le voyageur sera dispensé de tout justificatif à la frontière.
  • Les documents doivent être préparés selon le parcours réel : enregistrement, embarquement, transit et arrivée.
  • Un document obtenu mais absent, incohérent ou présenté sous une forme non acceptée peut compromettre le voyage.

Quels documents de voyage préparer pour éviter un blocage au départ ?

Pour éviter un blocage au départ, il faut réunir les documents d’identité acceptés, les visas ou autorisations nécessaires, les éventuelles preuves de retour ou de continuation et les justificatifs liés au séjour. Selon la destination et la situation du voyageur, des preuves d’hébergement, de ressources, d’assurance ou des documents particuliers peuvent aussi être demandés. Les originaux requis doivent rester accessibles pendant les contrôles.

Le dossier doit être organisé selon l’ordre probable des vérifications. Au comptoir d’enregistrement, le transporteur peut examiner les documents nécessaires au voyage. Avant l’embarquement, d’autres vérifications peuvent être réalisées. À l’arrivée, les autorités frontalières apprécient les conditions d’entrée selon leur réglementation.

Il est donc prudent de réunir, selon les exigences effectivement applicables, les éléments suivants :

  • Un passeport valide ou un autre document d’identité expressément accepté pour le voyage.
  • Un visa, une autorisation électronique ou les justificatifs permettant de bénéficier d’une exemption conditionnelle.
  • Un billet de retour ou de continuation lorsqu’une telle preuve est exigée.
  • Les justificatifs d’hébergement, de moyens de subsistance ou du motif du séjour lorsque leur présentation est prévue.
  • Les attestations sanitaires, certificats ou assurances rendus obligatoires par les règles concernées.
  • Les documents complémentaires correspondant aux situations particulières des voyageurs.

Tous ces éléments ne sont pas exigés pour chaque destination. La liste doit être ajustée à partir des informations officielles obtenues, sans transformer un justificatif facultatif en obligation générale.

Les voyages avec enfants nécessitent une vérification indépendante. En France, un mineur résidant habituellement sur le territoire et voyageant à l’étranger sans être accompagné d’une personne exerçant l’autorité parentale est, en principe, soumis à l’obligation de présenter une autorisation de sortie du territoire.

Cette autorisation doit notamment être accompagnée d’une photocopie lisible du document d’identité valide de son signataire. La réglementation française et ses conditions d’application sont précisées dans la fiche Service Public sur l’autorisation de sortie du territoire.

Cette obligation ne concerne pas indistinctement tous les enfants voyageant à l’international. Un mineur accompagné d’un parent exerçant l’autorité parentale ne relève pas de la même situation au regard de cette réglementation française. Des conditions supplémentaires peuvent néanmoins être prévues par le pays de destination.

D’autres circonstances appellent des démarches spécifiques : déplacement d’un majeur protégé, voyage avec un animal, utilisation d’un véhicule personnel ou transport de certains biens. Les règles varient selon les pays et doivent être vérifiées auprès des organismes compétents.

Enfin, conserver des copies physiques et numériques des documents importants facilite certaines démarches en cas de perte ou de vol. Ces copies doivent être protégées contre les accès non autorisés. Elles ne remplacent pas le passeport original, le formulaire réglementaire ou tout autre document dont la présentation sous une forme déterminée est obligatoire.

Pour limiter les recherches au moment du contrôle, les originaux peuvent être réunis dans une pochette accessible, les justificatifs classés par étape du voyage et les sauvegardes numériques conservées séparément dans un espace sécurisé.

Avant de fermer les bagages, effectuez un dernier contrôle de l’itinéraire, des dates, des autorisations et des pièces originales. Si une obligation reste incertaine, demandez sa confirmation à l’autorité compétente ou au transporteur avant de vous présenter au départ.

Questions pratiques sur les formalités administratives de voyage
Un visa valide garantit-il l’entrée dans le pays de destination ?

Non. Un visa valide ne garantit pas automatiquement l’admission à la frontière. Les autorités peuvent également vérifier le motif du séjour, sa durée et les justificatifs exigés par leur réglementation. France-Visas rappelle explicitement ce principe pour l’entrée en France et dans l’espace Schengen.

Peut-on voyager avec un récépissé de renouvellement de passeport ?

Un récépissé de demande ou de renouvellement ne doit pas être considéré comme un substitut au passeport sans confirmation officielle. Les documents acceptés dépendent du pays et du statut du voyageur. Il faut vérifier les conditions applicables auprès des autorités de destination et du transporteur avant tout déplacement.

Faut-il vérifier les formalités d’un pays où l’on effectue seulement une escale ?

Oui. Certains transits imposent un visa ou d’autres conditions documentaires selon la nationalité, le type de passeport et le trajet. Ces obligations peuvent exister même sans sortie de la zone internationale de l’aéroport. Les règles doivent être examinées pour chaque pays de correspondance.

Une copie numérique du passeport suffit-elle en cas de perte à l’étranger ?

Non, une copie numérique ne remplace pas un passeport original lorsque sa présentation est obligatoire. Elle peut toutefois faciliter l’identification du document et certaines démarches administratives après une perte ou un vol. Il convient de contacter les autorités compétentes et, si nécessaire, la représentation consulaire de son pays.

Que faire lorsque deux sources officielles semblent indiquer des formalités contradictoires ?

Il faut d’abord vérifier que les deux informations concernent la même nationalité, le même type de passeport et le même itinéraire. Si la contradiction demeure, contactez l’ambassade ou le consulat compétent et demandez une clarification écrite. Pour les conditions d’embarquement, sollicitez également une confirmation du transporteur. Conservez les réponses datées sans supposer qu’elles garantissent automatiquement l’admission.

Rédigé par Nicolas Morel, Analyse les contraintes pratiques d'un voyage en reliant transports, formalités, documents, paiements et calendrier de préparation. Compare les informations disponibles pour distinguer les règles à vérifier impérativement des simples conseils d'organisation. Traduit ainsi des démarches parfois dispersées en repères compréhensibles qui facilitent les décisions avant et pendant le séjour.